Visite d’Izieu

IZIEU : Rappel des faits


Les réseaux d’entraide et le sauvetage des enfants :

Accablés par la défaite, préoccupés par les difficultés matérielles, les Français ne réagissent guère, en 1940 – 1941, à la persécution anti-juive. Les Eglises demeurent silencieuses, les mouvements de Résistance encore inorganisés.

Seules des oeuvres caritatives viennent en aide aux Juifs, et notamment aux internés des camps. Parmi celles-ci, l’Oeuvre de Secours aux Enfants (OSE), une organisation juive créée en Russie en 1912, se consacre à la libération des jeunes, sous la responsabilité d’Andrée Salomon et de Joseph Weill.

Avec le soutien du préfet de l’Hérault, M. Bénédetti, et de deux de ses collaborateurs, MM. Ernst et Frederici, et l’aide active de l’Abbé Prévost et du R.P. Chaillet, ces enfants sont accueillis à partir de 1941 dans le home ouvert par l’OSE à l’initiative de Sabine Zlatin à Palavas-Les-Flots.

Mais la situation se dégradant dans l’Hérault, Sabine et Miron Zlatin partent sur la demande du préfet, avec quelques enfants vers l’Ain, alors sous occupation italienne, et où les Juifs sont moins pourchassés.
Avec l’aide du sous-préfet de Belley, Pierre-Marcel Wiltzer, ils s’installent dans une grande maison à Izieu, petit village qui surplombe le Rhône à la limite de la Savoie et de l’Isère.

En quelques semaines, la vie s’organise. Mlle Cojean, secrétaire de la préfecture de l’Ain, veille à l’équipement matériel, que fournit le Secours National. Une institutrice, Gabrielle Perrier, aujourd’hui Mme Tardy, est nommée.

Les enfants, brutalement séparés de leur famille, orphelins d’un ou deux parents, dont beaucoup ont subi des mois d’internement, réapprennent petit à petit à rire, jouer, à croire en un avenir possible.


Les enfants en danger :

L‘Italie capitule le 8 Septembre 1943. La Wehrmacht occupe les départements jusqu’alors sous autorité italienne.
En février 1944, la Gestapo arrête le personnel employé au siège de l’OSE à Chambéry. Celle-ci décide de dissoudre au plus vite toutes les collectivités d’enfants. Sabine Zlatin, inquiète, multiplie les démarches pour cacher les enfants d’Izieu. Début avril 1944, elle se rend à Montpellier pour demander l’aide de l’Abbé Prévost. C’est là que la surprend la nouvelle de la rafle.


La rafle :

Le 6 Avril 1944, alors que les enfants se préparent à prendre leur petit déjeuner, deux camions et une voiture de la Gestapo de Lyon – sur ordre de Klaus Barbie – font irruption dans la cour et arrêtent brutalement toutes les personnes présentes.

Seul Léon Reifman, arrivé quelques heures plus tôt, parvient à s’enfuir en sautant par une fenêtre. Les fermiers voisins, les Perticoz, l’aident ensuite à se cacher.

Envoyés à Drancy, 34 enfants et 4 adultes sont déportés à Auschwitz-Birkenau le 13 avril 1944 par le convoi n°71. A l’exception de Lea Feldblum, tous ont été gazés comme les 8 autres enfants partis dans les convois 72 (29 avril), 74 (20mai), 75 (30 mai) et 76 (30juin).

Miron Zlatin et les deux adolescents les plus âgés, Théo Reis (16 ans) et Arnold Hirsh (17 ans) sont déportés le 15 mai 44 par le convoi numéro 73, uniquement composé d’hommes dans la force de l’âge. C’est dans la forteresse de Tallin en Estonie, que les SS viennent les chercher pour les exécuter dans la forêt toute proche.

Déroulement de la visite :

Temps d’accueil et de présentation des lieux, puis visite sous la conduite et la responsabilité des enseignants, en trois séquences ( les temps de durées de visites sont indicatives ) :

  • Visite de la Maison (30 minutes) :
    Les lettres des enfants et les dessins conservés par la directrice, Madame Zlatin, sont exposés dans le réfectoire. Le portrait de chaque enfant figure dans les dortoirs.

Objectif : Réfléchir à la vie quotidienne des enfants, à travers un ou des dessins, courriers et photos. Un petit texte personnel est à rédiger.

*************

  • Visite de la Grange (45 minutes) :
    L’itinéraire des familles des enfants est retracée depuis leur arrivée en France dans l’entre deux-guerre jusqu’à leur déportation. Des montages audio-visuels jalonnent le parcours :
    – « Les familles des enfants » (18 mn),
    – « De l’exclusion à l’extermination » (6 mn),
    – « L’histoire de la présence juive en France : du Moyen-Age à la première guerre mondiale » (18 mn).

Objectif : Suivre l’histoire d’un des enfants et de sa famille : Nom de ses parents, frères et sœurs, origines, arrivée en France, internement, …. Tu dois rédiger une courte biographie.

*************

  • Projection des films (45 minutes) :
    Dans la salle de projection, au rez-de-chaussée de la Grange, sont présentés deux films produits par la Maison d’Izieu :
    – Extraits filmés du procès de Klaus Barbie : montage inédit réalisé à partir des dépositions et des plaidoiries relatives à la rafle d’Izieu. (24 mn)
    – Si possible : »Avec les enfants ? » images d’archives et de fiction relatant la déportation d’une famille juive (18 mn).

Objectif : A partir du premier film, comprendre l’importance du procès pour les survivants de la rafle. Est-ce que le fait de juger plus de 40 ans après les événements a un sens ? Donne ton avis en argumentant.

Ce contenu a été publié dans Pour en savoir plus. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.